le 50 mm f1,2 ou Helmut et la crêpe flambée

March 16, 2018

Bon, ça faisait déjà un temps que je lorgnais sur cet objectif, pour plusieurs raisons :

 

- Découvrir un tout autre champ de possibilités - qui dit focale différente dit vision de l'espace différente - ;

- Sa qualité optique légendaire - ils en sont toujours à la version USM 1, pourquoi changer quand t'as tout ce qu'il faut là où il faut ? - ;

- L'envie de nouveauté car ça faisait 4 ans que je bossais presqu'exclusivement au 24-70 f:2,8 USM2.

Au demeurant un objectif d'une facture impeccable pour un tout-terrain et que je ne saurais que trop te recommander si tu hésites avec un 18-800 pour "être le plus polyvalent possible" ==> argument aussi idiot que l'idée même de construire un 18-800;

- Le simple kiff d'étendre mon parc optique - ça en jette quand tu ouvres le sac devant les clients et que tu joues au mec qui hésite … "aloooooooors, quel objectif aujourd'hui ? Qué dilemme fieu qué dilemme" -;

- Tant qu'à faire des frais pour mes impôts, autant que ça soit dans quelque chose d'utile.

 

Il y a encore moult et moult raisons mais ça me regarde, un peu de pudeur quant à mon jardin secret que diable !

 

Blague à part, mi janvier, ma TVA trimestrielle pliée, je fonce au magasin comme un gosse tout content qui va s'acheter une nouvelle console de jeu :

 

- bonjour, un 50mm siouplé

- 1,8 ? 1,4 ?

- Didju, est ce que j'ai l'air de vouloir t'acheter une gamecube ? Je veux la playstation mwa mooossieur - le 50 1,2 si t'as pas compris l'astuce - !

 

Le monsieur derrière moi qui, lui, regardait les 50mm 1,8 range discrètement son boîtier, pensant sans doute que je vais le juger sur son matériel parce que je prends le high level.

Que nenni, tu prends du matos à hauteur de tes besoins et celui qui te juge sur ça est un idiot voilà tout !

 

Donc, une fois mon parc optique officiellement agrandi et mon compte en banque officiellement en cure d'amaigrissement - les jouets pour adulte sont beaux mais chers -, je rentre chez moi tout foufou et j'essaye le joujou.

Je shoot, à pleine ouverture, au sweetspot - pour rappel, le sweetspot est théoriquement l'ouverture focale à laquelle l'objo tourne à pleine puissance et donne le meilleur de lui-même. Toi aussi tu veux connaitre ton sweetspot ? Compte deux diaphs à partir de la pleine ouverture; f:2,5 environ dans le cas présent -.

Le résultat est pas mal, mais étant habitué au 24-70 qui réagit au micro poil, je le trouve un peu lent à la détente.

Normal en fait, le bloc optique est gros comme mon poing - et j'en ai un gros de poing, c'est imposant une main de viking -, tu comprendras que bouger tout ça met un peu plus de temps que sur un 24-70.

Finalement, après quelques jours / shoots / essais / erreurs, une photo de paysage de laquelle j'ai tiré le premier article de ce blog, un essai à f:5,6 - "paska 5,6 tu peux pas fair d'la mert" … merci Philou pour cette maxime pleine de poésie et de bon sens - et quelques ajustements dans la prise de vue plus tard, il s'avère que Helmut - le petit nom que je lui ai donné - est juste une grosse brute qui a simplement besoin qu'on lui parle doucement et qu'on lui caresse le dessous du pare-soleil pour être en confiance.

Une fois fait, il donne le meilleur de lui même.

 

C'est donc tout gonflé d'assurance que je décide de l'utiliser pour la première fois comme objo principal pour un shoot de commande et ce, pas plus tard que le lundi qui vient de passer - le 12 mars, il est déjà loin, tchatchao -.

 

Et là, bingo.

 

Teta change d'ambiance vestimentaire, danse, sourit, redevient sérieuse, les coups de flash crépitent au rythme de 2,4GHz par seconde, l'obturateur bouge à tout va, la musique passe d'une clarinette lancinante aux rythmes de feu de Stromæ et Helmut suit la cadence.

 

Je rentre chez moi avec 800 photos en poche et l'envie de débriefer ce nouvel achat avec mon moi-même.

 

En lumière contrôlée, en fermant un peu le diaph et en zoomant à 100% sans accentuation de netteté, le piqué de l'image est absolument fabuleux, rien d'autre à ajouter.

Passe ton chemin manant !

 

Å pleine ouverture la manœuvre demande un poil plus de précision mais le résultat reste tout aussi incroyable avec, en plus, un bokeh d'une douceur qu'on ne retrouve sur aucun autre 50mm présent sur le marché.

Les aberrations chromatiques sont présentes, mais si peu comparé à d'autres; Lightroom en viendra facilement à bout !

Presque pas de vignettage ou d'aberrations optiques, même en mode "I love Her ! cro mignon" à un salon du mariage.

 

En fait cet objectif c'est un peu la cerise sur le gâteau du photographe, la crêpe flambée du menu gastro - nomique, entendons nous - le jeté de paillettes sur le cupcake au chocolat encore fumant tout droit sorti du four, le rayon de soleil sur ton visage lors d'un froid matin d'hiver - Eh Johnny, t'en ferais pas un peu trop ? Ok j'arrête fieu - .

 

Pour résumer, la bestiole n'est pas loin de passer en top de mes optiques de référence, encore quelques shoots pour m'en convaincre et je peux revendre le reste - ouais … ou pas en fait - .

Je vais maintenant me concentrer sur le prochain achat, un nouveau boîtier peut-être ?

 

Affaire à suivre !

 

 

 

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